Vendredi 27 août

 

drame, Hongrie, 2011, Bela Tarr

prix à discrétion

Après le dîner Cabane <3 et le bar ouvert dès 20h
Sur nos matelas géants, chaises longues… sous les étoiles… ou dans la salle de Bal s’il pleut

Parmi les quelques plus beaux films de ma vie ! Un plan-séquence au démarrage qui m’a fait léviter un mètre au dessus de mon siège, au bord des larmes… Bela Tarr est certainement complètement ouf, il a fait très peu de films, tous des ovnis… Il a alors annoncé que ce « Cheval… » serait le dernier après la mort de son producteur, parce que « il n’avait pas envie de s’emmerder à en trouver un autre, [le sien] était le seul digne qu’il ait jamais rencontré… ». Je ne dirai rien d’autre que le début du film, une voix off en hongrois, une traduction sur fond noir, genre vieux film muet : « 3 Janvier 1889, Turin. Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche s’oppose au comportement brutal d’un cocher flagellant son cheval qui refuse d’avancer. Dans un élan de compassion, Nietzsche sanglote et enlace l’animal. Puis son logeur le reconduit à son domicile. Le philosophe y demeure prostré durant deux jours, avant de sombrer dans une crise de démence, pendant les onze dernières années de son existence. Ses derniers mots adressés à sa mère furent : « Mutter, ich bin dumm » (« Mère, je suis bête »). L’histoire ne dit pas ce qu’il advint du cheval… »

Un article : https://www.revue-etudes.com/article/le-cheval-de-turin-14275

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