Samedi 1er septembre à 20h

Wagner, Liszt, Beethoven, Kreisler, Rachmaninoff, Stravinsky, Agosti…

sur Pleyel ¾ queue

Tarifs : 6 / 11 €

Billetterie ici

Primavera est une jeune pianiste australienne d’origines hispano-japonaise… Elle est diplômée de l’École Normale de Musique de Paris et de L’Académie Royale de Musique de Londres. Nous l’avons rencontrée à la Salle Cortot lors d’un des concerts exceptionnels du cycle non moins exceptionnel de l’Association Animato, une association née il y a quelques décennies au Foyer des Musiciens, dit « Maurice Ravel », une des extraordinaires architectures de l’époustouflant Quartier du Parc André Malraux à Nanterre, où Roger est allé habiter dès le lendemain de l’outrage de Sarkozy qui le classait parmi « vingt quatre quartiers hautement criminogènes-honte de la France »…

C’est le travail d’arpentage et de réflexion de Roger sur ce quartier visionnaire mais ghettoïsé comme toujours par la complicité politicienne gauche/droite, qui a révélé ce Foyer, bijou d’architecture (une casbah arabe version 70’s !!!) et le mythe des origines d’Animato qui donnait des concerts gratuits pour les habitants dans l’auditorium, fermé depuis des lustres pour raison de… sécurité… alors que deux pianos à queue dont l’un très célèbre s’y meurent, auditorium dont Pierre Schaeffer et Olivier Messiaen louaient « une acoustique exceptionnelle »… Las, Animato a emmigré dans cette sublime Salle Cortot à Paris, où Roger, en « investigation historique architecture », a découvert un monde, une œuvre dont Nanterre aurait pu s’enorgueillir si elle n’avait si peu de goût ni de bonté… C’est Marian Rybicki, généreux et espiègle directeur d’Animato, qui nous a recommandé cette délicieuse virtuose Primavera Shima.

Elle vient donc à nouveau à la Ferme, se confronter à notre chéri, notre piano Pleyel, qui lui aussi l’a échappé belle puisqu’il allait être abandonné dans le déménagement du Conservatoire de Gennevilliers dans ses locaux flambants neufs, n’eut été son délirant directeur, l’ami compositeur Bernard Cavanna, ému de ce piano que peu de gens aimaient, sans doute de l’état dans lequel des milliers d’apprentis pianistes l’avaient laissé… Bernard a naturellement pensé à la jamais désespérée Ferme du Bonheur et c’est ensemble, avec d’autres plus ou moins grands mécènes que nous avons engagé depuis quelques années une longue thérapie de résurrection de l’instrument qui, si l’on sait qu’il ne sera jamais grandiose, charme tous ceux qui lui parlent… C’est peut-être ça qui fait dire à un journaliste « l’élégante précarité de la Ferme du Bonheur »…